mardi 20 octobre 2015
BMX passion par Jean-François Dupuis
Un peu d'histoire
Le BMX (en anglais : bicycle moto cross) est apparu en 1968 en Californie, alors qu’au même moment le moto cross devenait un sport très populaire aux États-Unis.
La version motorisée de ce sport a été la source dans le besoin d'inspiration du BMX. Enfants et adolescents animés par le désir de pratiquer la moto cross alors qu’ils n’en avaient pas les moyens ont donc assouvi leur appétit en participant à des compétitions de vélo sur des pistes qu’ils construisaient eux-mêmes. Et pour que l’imitation soit plus fidèle, ces jeunes aventuriers se sont habillés avec des équipements de moto cross. Le sport a pris le nom de BMX et le concept fut adopté.
La compétition de BMX offre à moindre frais et proche de chez soi l’excitation d’un sport d’action. Il est facile de comprendre pourquoi le sport extrême connut immédiatement un véritable engouement. C’est en Californie qu’il fut le plus populaire. Au début des années 70, une structure de régulation des courses fut créée aux États-Unis. Elle est considérée maintenant comme le début officiel de la compétition. Au cours de cette même décennie, cette pratique fut introduite sur d’autres continents et à travers l’Europe à partir de 1978.
En avril 1981 a été créée "International BMX Federation" (Fédération Internationale de BMX) et les premiers Championnats du monde se déroulèrent en 1982. Le BMX se développa rapidement comme un sport à part entière et après plusieurs années, il trouva plus de points communs avec les codes du cyclisme qu’avec ceux du moto cross. Depuis janvier 1993, le BMX a été totalement intégré à l’Union Cycliste Internationale.
Le BMX (en anglais : bicycle moto cross) est apparu en 1968 en Californie, alors qu’au même moment le moto cross devenait un sport très populaire aux États-Unis.
La version motorisée de ce sport a été la source dans le besoin d'inspiration du BMX. Enfants et adolescents animés par le désir de pratiquer la moto cross alors qu’ils n’en avaient pas les moyens ont donc assouvi leur appétit en participant à des compétitions de vélo sur des pistes qu’ils construisaient eux-mêmes. Et pour que l’imitation soit plus fidèle, ces jeunes aventuriers se sont habillés avec des équipements de moto cross. Le sport a pris le nom de BMX et le concept fut adopté.
La compétition de BMX offre à moindre frais et proche de chez soi l’excitation d’un sport d’action. Il est facile de comprendre pourquoi le sport extrême connut immédiatement un véritable engouement. C’est en Californie qu’il fut le plus populaire. Au début des années 70, une structure de régulation des courses fut créée aux États-Unis. Elle est considérée maintenant comme le début officiel de la compétition. Au cours de cette même décennie, cette pratique fut introduite sur d’autres continents et à travers l’Europe à partir de 1978.
En avril 1981 a été créée "International BMX Federation" (Fédération Internationale de BMX) et les premiers Championnats du monde se déroulèrent en 1982. Le BMX se développa rapidement comme un sport à part entière et après plusieurs années, il trouva plus de points communs avec les codes du cyclisme qu’avec ceux du moto cross. Depuis janvier 1993, le BMX a été totalement intégré à l’Union Cycliste Internationale.
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Pays/territoire :
Sherbrooke, QC, Canada
La cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke par Jean-François Dupuis
CATHÉDRALE-BASILIQUE
La cathédrale Saint-Michel est une partie cruciale de l’histoire des Sherbrookois catholiques.
Elle fait partie du décor sherbrookois depuis plusieurs générations. Qui n'a pas assisté à un baptême, un mariage, une messe de Minuit ou un événement communautaire à la Basilique-Cathédrale ? Ce haut lieu de culte fait partie du patrimoine religieux estrien. Il est essentiel de préserver cet édifice incontournable pour les Sherbrookois et les visiteurs provenant de partout dans le monde. La cathédrale est un pilier historique fondamental de la religion catholique en Estrie.
«La cathédrale a toujours été un des symboles de la ville
de Sherbrooke. C'est le symbole du rassemblement des fidèles de Dieu»,
affirme l'abbé Paré. «Les nouveaux arrivants catholiques viennent
toujours ici en premier parce qu'elle est facile à reconnaître de loin»,
dit Éric Vaillancourt, curé à la cathédrale.
La Basilique-Cathédrale Saint-Michel est l’un des plus grands attraits
touristiques de la région estrienne. La noblesse et l’unicité de la
cathédrale ainsi que son style architectural gothique attirent des
milliers de visiteurs chaque année. Cet édifice fait partie du décor
pour la population sherbrookoise depuis plus de 100 ans.
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Pays/territoire :
Sherbrooke, QC, Canada
Depuis toujours la photographie en noir et blanc a connu un penchant artistique prononcé.
Ce dernier, s’il est correctement exploité, permet la rencontre de la technique et de la créativité.
Même si les appareils numériques modernes permettent l’obtention d’une image monochrome, cette technique n’est pas conseillée.
Historiquement, le
rôle du noir et blanc est confirmé, il a donné le premier siècle de la
photographie, et nombre de professionnels lui attribuent une pureté
totale, un support d’expression unique.
La technologie
numérique vient aujourd’hui consolider sa place de deux façons : Le Noir
et Blanc est facile à imprimer car il est inutile de disposer d’une
chambre noire et de bains chimiques. Ensuite le numérique offre toute
une gamme de nouvelles possibilités de contrôle de tonalités dans
l’image finale.
Non pas que le niveau de compétences requises soit moindre, mais les ressources sont plus facilement accessibles.
Le Noir & Blanc, à l'origine de la photo, a su garder sa place à côté de la couleur
En 1826 Nicéphore Niepce devient la première personne à figer une image de façon permanente.
Le Noir et Blanc symbolise un passage déterminant de la réalité à son interprétation.
La couleur apparaît en 1903 avec le procédé Autochrome.
Dans les années 60 la couleur, elle, est monnaie courante.
Pendant ce temps, le Noir et Blanc ne disparaît pas, pas plus qu’il n’est considéré comme inférieur.
Bien au contraire,
il acquiert une identité encore plus marquée. Il impose une rigueur, une
discipline se perdant souvent parmi les associations émotionnelles et
culturelles.
Il exprime une
personnalité, une « patte » en usant de qualités graphiques des
proportions, des lignes, des formes et des textures.
Il est source de créativité.
Le Noir & Blanc ou l'art de capter et travailler la lumière
L’objectif suprême
de la plupart des photographes en monochrome est la capacité du Noir et
Blanc de discerner des détails dans les ombres et les hautes lumières.
L’absence de
couleurs porte l’attention sur des dynamiques spécifiques, car
l’impression en Noir et Blanc est généralement plus importante pour les
tonalités et les rendus des hautes lumières et des ombres.
La vision monochrome
devient, avec l’expérience, un réflexe lors de la composition de
l’image dans le viseur de l’appareil photo.
Cette vision
spécifique détermine à l’avance l’importance donnée à la structure de
l’image finale. Ces caractéristiques lui donnent un pouvoir unique,
celles d’aller à l’essentiel, faisant abstraction d’une certaine
« complaisance » imposée par l’usage de la couleur.
Le retour en force du Noir & Blanc
Les plus grands noms
de la photographie ont donné au Noir et Blanc ses lettres de noblesse,
en inscrivant dans leurs oeuvres leurs styles et leurs personnalités.
Pour n’en citer que
quelques-uns, des photographes tels que : Salgado, Cartier-Bresson,
Jean-Loup Sieff, Willy Ronis, Robert Doisneau, Bernard Plossu….sont
immédiatement reconnaissables tant par leurs visions que par la manière
de traiter leurs monochromes.
Actuellement la
photographie Noir et Blanc revient en force dans le domaine du
reportage, de la mode, de la publicité pour son impact visuel très fort.
Une manière d’affirmer un regard ou une expression incontournable, d’exprimer un sentiment au-delà de la couleur.
Nul doute que le Noir et Blanc a de beaux jours devant lui et saura toujours imposer sa différence dans l’évolution de l’image.
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Photographie noir et blanc
Pays/territoire :
Sherbrooke, QC, Canada
lundi 19 octobre 2015
Symphonie urbaine par Jean-François Dupuis
J'ai du plaisir à procéder à des jeux de transformations qui me
permettent d’en imposer une vision singulière au spectateur. La pression
créatrice est destinée à faire éclater les normes qui constituent notre
compréhension ordinaire du monde. Produire des images, c’est me faire
plaisir: C’est d’abord une jouissance de la matière, puis le plaisir de
voir apparaître lentement puis de développer sur un support, une image
jusque-là inconnue, qui bouge et se transforme à chacun de nos gestes
jusqu’à l’envahissement complet de l’espace bidimensionnel. Dans cette
élaboration de l’image, s’imbriquent des temps d’arrêt, de réflexions,
des prises de conscience du discours qui est à s’inscrire. A partir
d’images familières, j’ai du plaisir à procéder à des jeux de
transformations qui me permettent d’en imposer une vision singulière au
spectateur.
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Pays/territoire :
New York, État de New York, États-Unis
Grosse Île par Jean-François Dupuis photographe
De son ouverture en 1832 à sa fermeture en 1937, Grosse-Île connue une
grande évolution et permis d'améliorer grandement les connaissances au
niveau des maladies infectieuses. Même après sa fermeture en 1937, elle
eue d'autres vocations. Après avoir été interdite au public pendant plus
de 150 ans, voici les grandes lignes de son histoire.
Lors de la fin de la guerre de Napoléon en 1815, un grand nombre d'immigrants de Grande-Bretagne et d'Irlande traversent l'océan Atlantique dans le but de venir refaire leur vie en Amérique du Nord. La principale porte d'entrée du Canada étant le Québec, un grand nombre d'immigrants empruntent le fleuve Saint-Laurent afin d'y parvenir. Vers 1830, le nombre d'immigrants était de 30 000 en moyenne par année. Pendant ce temps, l'Europe est touchée par de grandes épidémies de choléra entre autres. Le choléra était souvent transporter en Amérique du Nord par les Irlandais qui se sont embarqués dans les ports anglais.
Les autorités coloniales, voyant l'arrivée probable au Canada de ce fléau décide de mettre sur pied une station de quarantaine. Pour ce faire, ils ont choisis une île portant le nom de Grosse-Île. Étant située au milieu du fleuve Saint-Laurent, au large de Montmagny et à 48 kilomètres en aval de Québec, cette île était un endroit idéal pour cette station. En étant située au milieu du fleuve, elle était à l'abri des regards en plus de se trouver en plein trafic maritime. L'ouverture de la station de quarantaine de Grosse-Île se fait en 1832. En prévision de l'épidémie de choléra qui sévit dans les Île britanniques, un premier hôpital est construit sur la Grosse-Île.
Tous les immigrants en provenance de l'Europe doivent y séjourner avant de poursuivent leur route vers la ville de Québec. Grosse-Île servait à soigner les malades et à garder sous observation les gens en santé. Cette même année, trois canons furent mis en place afin de rappeler aux navires l'arrêt obligatoire devant la Grosse-Île. Au début, les canons se trouvaient sur une base de bois, mais au début du XXe siècle, ils furent installés sur une plate-forme de béton. Cette batterie de canons est un témoin du passé qui permet de se souvenir que la station fut sous juridiction militaire de 1832 à 1837. La période de quarantaine durait majoritairement de 5 à 15 jours et dès 1834, l'île doit faire face à une épidémie de Choléra.
La plus terrible des épidémies à avoir eu lieu dans la station est sans doute l'épidémie de Typhus (maladie infectieuse) de 1847. Due à une terrible famine (famine de la pomme de terre) qui afflige l'Irlande, environ 100 000 Irlandais se dirigent vers le Canada cette année là. Plus de 5 500 Irlandais seront inhumés sur Grosse-Île en l'espace de 6 mois en 1847. Cela signifie entre 50 et 60 enterrements chaque jour. Les autorités de l'île ont même dû aller chercher de la terre à Montmagny, car il en manquait dans les cimetières de l'île. La croix celtique se dressant sur l'île sert justement à commémorer cette terrible épidémie. C'est à la suite de cette épidémie que Grosse-Île fut divisée en trois, la section OUEST, CENTRE et EST. Dans la section OUEST se trouvait les immigrants en bonne santé. La section du CENTRE était dédiée aux employés de l'île et la section EST était dédiée aux immigrants malades, c'était le secteur des hopitaux. C'est également suite à cette épidémie que plusieurs bâtiments furent construits.
En 1854, une nouvelle épidémie de choléra marque la fin de ces années d'épidémies virulentes. Ces premières années d'existences étant gérées par les Britanniques, les Canadiens n'avaient que très peu de droit de regard sur le fonctionnement de l'immigration au Canada et de la quarantaine. Les traversées de l'océan Atlantique se faisant à bord de voiliers insalubres et surpeuplés, la principale cause de toutes ces épidémies meurtrières était sans aucun doute l'ignorance générale du comportement des maladies infectieuses. Les connaissances très limitées voir même inexistantes des causes, des modes de propagations ainsi que des traitements pour toutes ces maladies ne permettaient pas d'accueillir et de gérer efficacement le grand nombre d'immigrants souvent malades arrivant au Canada.
Devant toutes ces récentes catastrophes, le Gouvernement canadien décida d'y aller de l'avant avec une nouvelle politique en matière d'immigration. Le but était d'améliorer l'efficacité du système de quarantaine. Ces changements commencèrent dans les années 1850 et plus particulièrement en 1867 lors de la Confédération. Un homme en particulier pris les choses en mains, ce fut le surintendant médical de la station de 1869 à 1899. Cet homme se nommait Frederick Montizambert et était spécialiste en bactériologie. Motizambert s'assura de rendre les contrôles de santé toujours plus efficaces et stricts. Pour ce faire, il instaura la vaccination des immigrants sur l'île, les analyses en laboratoire ainsi que la désinfection des bateaux, de leurs passagers et des bagages. Il s'assura d'avoir sur l'île un parc immobilier complet et récent composé de chapelles, d'hôpitaux, de logements pour les voyageurs, etc. Un hôpital de briques ayant une capacité de 100 lits fut construit en 1881. En 1910, on construisit un autre hôpital près de celui construit en 1881. Ce nouvel hôpital était dédié au traitement des personnes atteintes de maladies contagieuses et avait une capacité de 250 lits. Ll'hôpital construit en 1981 fut ravagé par un incendie en 1968.
Motizambert avait réussi à améliorer grandement la santé publique ainsi que le confort des immigrants. Dès la fin du siècle jusqu'à la Première Guerre Mondiale, plusieurs infrastructures furent construites afin de facilité le séjour et le confort des voyageurs. Il y eu, entre autres, la construction d'hôtels pour les trois classes de voyageurs. Un hôtel de deuxième classe fut construit en 1893. Grosse-Île était maintenant muni d'un service très efficace et très bien équipé pour affronter les fléaux futurs. Au début du siècle, l'immigration connu une forte hausse. À Québec, le nombre d'immigrants passa de 100 000 en 1910 à 170 000 en 1912 et 225 000 en 1914.
En 1909, une croix celtique fût érigée en l'honneur des victimes de l'épidémie de typhus de 1847. C'est une très vieille société nationaliste irlandaise, portant le nom de "Ancient Order of Hibernians" qui fit érigée cette croix qui mesure 15 mètres de hauteur et qui est faite de pierres taillées provenant d'Irlande. Encore aujourd'hui, chaque année cette société procède à un pèlerinage du souvenir à la Grosse-Île au mois d'août.
En 1914, la construction d'un hôpital moderne était sérieusement envisagée. Ce projet n'eut jamais lieu, car le nombre d'immigrants chuta à cause de la Première Guerre Mondiale qui fut suivie de la crise économique de 1929. En 1907, l'hôpital du Parc Savard de Québec fut ouvert et capable de traiter les cas de maladies infectieuses graves comme le typhus, le choléra, etc. À partir de ce moment, Grosse-Île se mit à traiter de plus en plus de cas d'infections mineures comme la rougeole et la varicelle. Ce genre de maladies ne nécessitait pas de centre de quarantaine. De plus, les connaissances médicales dans le domaine de la microbiologie et des maladies contagieuses avaient fait de grand progrès. En 1919, dû aux progrès dans les communications, une station marconi fut construite sur l'île. Cette station permettait d'améliorer l'efficacité des opérations quotidiennes en ayant de meilleures communications. De plus, cette station permettait de faire le relais entre la station marconi de Pointe-au-Père et celle de Québec.
La station de Grosse-Île fut fermée en 1937.
Après sa fermeture en 1937, Grosse-Île eu une vocation pour le moins surprenante. En effet, elle devient sous le contrôle du ministère de la défense nationale et sert de station expérimentale pour l'armée durant la Deuxième Guerre Mondiale. Entre 1942 et 1956, l'armée Canadienne en collaboration avec des chercheurs Américains y ouvre un centre de recherche sur les maladies animales. C'est pendant cette période qu'un vaccin contre la peste bovine y a été développé. Autre fait intéressant, l'armée Canadienne en collaboration avec les chercheurs Américains ont également procédés à des tests sur la guerre bactériologique. Les étuves qui se trouvent dans le bâtiment de désinfection servirent à faire la culture bactériologique de l'Anthrax. Comme les recherches effectuées sur l'île par le département de la défense nationale était hautement toxicologiques, personne à part les travailleurs n'y aura accès.
Par la suite, Grosse-Île passe à la main d'Agriculture Canada et on y installa une division de pathologie vétérinaire et un centre de recherche vétérinaire international. Ensuite, l'île fut convertie en station de quarantaine animale. C'est sur Grosse-Île que furent construit les premiers laboratoires et étables à sécurité maximale. Grosse-Île occupa la vocation de pathologie vétérinaire à partir de 1956 et celle de station de quarantaine animale à partir de 1965.
La Corporation pour la mise en valeur de Grosse-Île est un oranisme qui fut créé en 1984 afin de données une nouvelle vocation à l'île. Le site de la Grosse-Île avait un potentiel touristique très intéressant et celui-ci pouvait donner une nouvelle visibilité à l'archipel de l'Isle-aux-grues.
L'île est depuis peu ouverte au public. En effet, tous les bâtiments ont été décontaminés avant son ouverture en 1995. C'est depuis cette année qu'il est possible d'aller visiter Grosse-Île qui est reconnue comme lieu historique nationale depuis 1974. Le ministère du Patrimoine canadien a investi une somme d'environ 10 millions pour la réfection de plusieurs bâtiments (dont le bâtiment de désinfection) et du quai.
Lors de la fin de la guerre de Napoléon en 1815, un grand nombre d'immigrants de Grande-Bretagne et d'Irlande traversent l'océan Atlantique dans le but de venir refaire leur vie en Amérique du Nord. La principale porte d'entrée du Canada étant le Québec, un grand nombre d'immigrants empruntent le fleuve Saint-Laurent afin d'y parvenir. Vers 1830, le nombre d'immigrants était de 30 000 en moyenne par année. Pendant ce temps, l'Europe est touchée par de grandes épidémies de choléra entre autres. Le choléra était souvent transporter en Amérique du Nord par les Irlandais qui se sont embarqués dans les ports anglais.
Les autorités coloniales, voyant l'arrivée probable au Canada de ce fléau décide de mettre sur pied une station de quarantaine. Pour ce faire, ils ont choisis une île portant le nom de Grosse-Île. Étant située au milieu du fleuve Saint-Laurent, au large de Montmagny et à 48 kilomètres en aval de Québec, cette île était un endroit idéal pour cette station. En étant située au milieu du fleuve, elle était à l'abri des regards en plus de se trouver en plein trafic maritime. L'ouverture de la station de quarantaine de Grosse-Île se fait en 1832. En prévision de l'épidémie de choléra qui sévit dans les Île britanniques, un premier hôpital est construit sur la Grosse-Île.
Tous les immigrants en provenance de l'Europe doivent y séjourner avant de poursuivent leur route vers la ville de Québec. Grosse-Île servait à soigner les malades et à garder sous observation les gens en santé. Cette même année, trois canons furent mis en place afin de rappeler aux navires l'arrêt obligatoire devant la Grosse-Île. Au début, les canons se trouvaient sur une base de bois, mais au début du XXe siècle, ils furent installés sur une plate-forme de béton. Cette batterie de canons est un témoin du passé qui permet de se souvenir que la station fut sous juridiction militaire de 1832 à 1837. La période de quarantaine durait majoritairement de 5 à 15 jours et dès 1834, l'île doit faire face à une épidémie de Choléra.
La plus terrible des épidémies à avoir eu lieu dans la station est sans doute l'épidémie de Typhus (maladie infectieuse) de 1847. Due à une terrible famine (famine de la pomme de terre) qui afflige l'Irlande, environ 100 000 Irlandais se dirigent vers le Canada cette année là. Plus de 5 500 Irlandais seront inhumés sur Grosse-Île en l'espace de 6 mois en 1847. Cela signifie entre 50 et 60 enterrements chaque jour. Les autorités de l'île ont même dû aller chercher de la terre à Montmagny, car il en manquait dans les cimetières de l'île. La croix celtique se dressant sur l'île sert justement à commémorer cette terrible épidémie. C'est à la suite de cette épidémie que Grosse-Île fut divisée en trois, la section OUEST, CENTRE et EST. Dans la section OUEST se trouvait les immigrants en bonne santé. La section du CENTRE était dédiée aux employés de l'île et la section EST était dédiée aux immigrants malades, c'était le secteur des hopitaux. C'est également suite à cette épidémie que plusieurs bâtiments furent construits.
En 1854, une nouvelle épidémie de choléra marque la fin de ces années d'épidémies virulentes. Ces premières années d'existences étant gérées par les Britanniques, les Canadiens n'avaient que très peu de droit de regard sur le fonctionnement de l'immigration au Canada et de la quarantaine. Les traversées de l'océan Atlantique se faisant à bord de voiliers insalubres et surpeuplés, la principale cause de toutes ces épidémies meurtrières était sans aucun doute l'ignorance générale du comportement des maladies infectieuses. Les connaissances très limitées voir même inexistantes des causes, des modes de propagations ainsi que des traitements pour toutes ces maladies ne permettaient pas d'accueillir et de gérer efficacement le grand nombre d'immigrants souvent malades arrivant au Canada.
Devant toutes ces récentes catastrophes, le Gouvernement canadien décida d'y aller de l'avant avec une nouvelle politique en matière d'immigration. Le but était d'améliorer l'efficacité du système de quarantaine. Ces changements commencèrent dans les années 1850 et plus particulièrement en 1867 lors de la Confédération. Un homme en particulier pris les choses en mains, ce fut le surintendant médical de la station de 1869 à 1899. Cet homme se nommait Frederick Montizambert et était spécialiste en bactériologie. Motizambert s'assura de rendre les contrôles de santé toujours plus efficaces et stricts. Pour ce faire, il instaura la vaccination des immigrants sur l'île, les analyses en laboratoire ainsi que la désinfection des bateaux, de leurs passagers et des bagages. Il s'assura d'avoir sur l'île un parc immobilier complet et récent composé de chapelles, d'hôpitaux, de logements pour les voyageurs, etc. Un hôpital de briques ayant une capacité de 100 lits fut construit en 1881. En 1910, on construisit un autre hôpital près de celui construit en 1881. Ce nouvel hôpital était dédié au traitement des personnes atteintes de maladies contagieuses et avait une capacité de 250 lits. Ll'hôpital construit en 1981 fut ravagé par un incendie en 1968.
Motizambert avait réussi à améliorer grandement la santé publique ainsi que le confort des immigrants. Dès la fin du siècle jusqu'à la Première Guerre Mondiale, plusieurs infrastructures furent construites afin de facilité le séjour et le confort des voyageurs. Il y eu, entre autres, la construction d'hôtels pour les trois classes de voyageurs. Un hôtel de deuxième classe fut construit en 1893. Grosse-Île était maintenant muni d'un service très efficace et très bien équipé pour affronter les fléaux futurs. Au début du siècle, l'immigration connu une forte hausse. À Québec, le nombre d'immigrants passa de 100 000 en 1910 à 170 000 en 1912 et 225 000 en 1914.
En 1909, une croix celtique fût érigée en l'honneur des victimes de l'épidémie de typhus de 1847. C'est une très vieille société nationaliste irlandaise, portant le nom de "Ancient Order of Hibernians" qui fit érigée cette croix qui mesure 15 mètres de hauteur et qui est faite de pierres taillées provenant d'Irlande. Encore aujourd'hui, chaque année cette société procède à un pèlerinage du souvenir à la Grosse-Île au mois d'août.
En 1914, la construction d'un hôpital moderne était sérieusement envisagée. Ce projet n'eut jamais lieu, car le nombre d'immigrants chuta à cause de la Première Guerre Mondiale qui fut suivie de la crise économique de 1929. En 1907, l'hôpital du Parc Savard de Québec fut ouvert et capable de traiter les cas de maladies infectieuses graves comme le typhus, le choléra, etc. À partir de ce moment, Grosse-Île se mit à traiter de plus en plus de cas d'infections mineures comme la rougeole et la varicelle. Ce genre de maladies ne nécessitait pas de centre de quarantaine. De plus, les connaissances médicales dans le domaine de la microbiologie et des maladies contagieuses avaient fait de grand progrès. En 1919, dû aux progrès dans les communications, une station marconi fut construite sur l'île. Cette station permettait d'améliorer l'efficacité des opérations quotidiennes en ayant de meilleures communications. De plus, cette station permettait de faire le relais entre la station marconi de Pointe-au-Père et celle de Québec.
La station de Grosse-Île fut fermée en 1937.
Après sa fermeture en 1937, Grosse-Île eu une vocation pour le moins surprenante. En effet, elle devient sous le contrôle du ministère de la défense nationale et sert de station expérimentale pour l'armée durant la Deuxième Guerre Mondiale. Entre 1942 et 1956, l'armée Canadienne en collaboration avec des chercheurs Américains y ouvre un centre de recherche sur les maladies animales. C'est pendant cette période qu'un vaccin contre la peste bovine y a été développé. Autre fait intéressant, l'armée Canadienne en collaboration avec les chercheurs Américains ont également procédés à des tests sur la guerre bactériologique. Les étuves qui se trouvent dans le bâtiment de désinfection servirent à faire la culture bactériologique de l'Anthrax. Comme les recherches effectuées sur l'île par le département de la défense nationale était hautement toxicologiques, personne à part les travailleurs n'y aura accès.
Par la suite, Grosse-Île passe à la main d'Agriculture Canada et on y installa une division de pathologie vétérinaire et un centre de recherche vétérinaire international. Ensuite, l'île fut convertie en station de quarantaine animale. C'est sur Grosse-Île que furent construit les premiers laboratoires et étables à sécurité maximale. Grosse-Île occupa la vocation de pathologie vétérinaire à partir de 1956 et celle de station de quarantaine animale à partir de 1965.
La Corporation pour la mise en valeur de Grosse-Île est un oranisme qui fut créé en 1984 afin de données une nouvelle vocation à l'île. Le site de la Grosse-Île avait un potentiel touristique très intéressant et celui-ci pouvait donner une nouvelle visibilité à l'archipel de l'Isle-aux-grues.
L'île est depuis peu ouverte au public. En effet, tous les bâtiments ont été décontaminés avant son ouverture en 1995. C'est depuis cette année qu'il est possible d'aller visiter Grosse-Île qui est reconnue comme lieu historique nationale depuis 1974. Le ministère du Patrimoine canadien a investi une somme d'environ 10 millions pour la réfection de plusieurs bâtiments (dont le bâtiment de désinfection) et du quai.
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