dimanche 18 octobre 2015
Photographe de Sherbrooke Jean-François Dupuis
Photographe de Sherbrooke
« Je pense que c’est ce qui caractérise le plus mon travail : je cherche à imager des ambiances, peut-être parce que je suis très influencé par le cinéma. »
Dans sa plus récente exposition, Urbanité, se trouvent d’ailleurs quelques clichés qui sont des clins d’oeil aux classiques Metropolis et Blade Runner. « Plus jeune, j’aimais beaucoup la science-fiction, probablement parce que c’était un autre monde dans lequel plonger », explique celui qui a découvert la photographie au Cégep de Sherbrooke.
Il a eu la piqûre de l’image à un point tel qu’il est ensuite parti étudier la photographie à Matane.
« Avant de revenir vivre à Sherbrooke, j’ai habité Montréal pendant quelques années. J’y étais assistant de photographes. L’un d’eux travaillait pour L’Actualité. Il fallait trouver des idées rapidement pour réaliser le meilleur portrait possible. Avec lui, j’ai appris à m’adapter à tous les contextes. »
L’expérience sur le terrain a porté ses fruits. Aujourd’hui, Jean-François Dupuis n’essaie pas de créer un décor parfait. Il compose avec la scène qu’il a devant les yeux. Point.
« Je garde ça simple, finalement. Je regarde ce qui est là, je joue beaucoup avec la lumière naturelle et les lieux. Je saisis l’ambiance, encore une fois. »
Les trente-et-une photos qu’il expose au Centre d’art de Richmond ont été prises à New York autant qu’à Montréal, mais elles n’ont rien des clichés touristiques habituellement associés aux grandes villes.
« À New York, je voulais des scènes de pluie, mais il faisait vraiment beau. J’ai créé l’effet voulu en utilisant un plexiglas et de la glycérine. »
Quelques photos viennent aussi de séances faites à Sherbrooke, mais à première vue, ça ne saute pas aux yeux.
« Parce que ça reste des scènes urbaines assez anonymes. On devine parfois des silhouettes, mais on ne reconnaît personne. Pour moi, la ville, c’est un univers riche en ambiances, en couleurs, en odeurs. C’est ce que j’avais envie de faire ressortir », souligne celui qui se considère comme un touche-à-tout.
Différents médiums
De fait, il manie différents médiums. Photos argentiques, numériques et images saisies via iPhone se voisinent dans son expo. C’est sans compter la peinture et l’art fractal (des images informatiques réalisées à partir d’équations mathématiques) qu’il utilise pour donner du corps et de la personnalité à ses prises de vue.
« Jouer avec l’acrylique, ça m’apporte un peu le même plaisir que j’avais à développer en chambre noire. J’expérimente sans me poser de limites », indique Jean-François Dupuis, qui s’amuse aussi avec le pastel, l’encre, le fusain et la peinture industrielle.
Habile dans l’utilisation de diverses techniques, il est aussi polyvalent sur le terrain. En plus de donner des cours de photographie et de réaliser des commandes plus ciblées pour le compte d’organismes tels que Transports Canada, il crée des images pour le portail art.com. Ses photos colorées se retrouvent même dans l’imprimé de robes vendues sur le site européen http://www.artonfashion.com.
L’infatigable créateur, qui estime à 35 000 le nombre d’images qui portent sa signature, a aussi tiré le portrait de David Goudreault pour la pochette de son prochain album.
« Je suis très fier du résultat. On a fait une séance au studio à Montréal et une autre au Granada de Sherbrooke. Il y a de la texture dans l’image, c’est très créatif. »
Retour au Polaroid
Jamais en panne d’idées, l’artiste sherbrookois cherche quand même à explorer de neufs sentiers. Récemment, il s’est remis au Polaroid. Pour le plaisir de jouer avec l’image.
« La magie de l’instantané m’attirait. Tu ne sais jamais comment la photo va sortir. Il existe des applications dans Photoshop pour créer un effet Polaroid, mais ça ne donne jamais la même texture qu’avec un appareil. »
Avec d’autres photographes, il travaille d’ailleurs sur l’exposition ExPolaroid, qui sera présentée au Centre Pierre-Gobeil de Rock Forest ce printemps et qui regroupera des épreuves prises avec des appareils instantanés. Le projet, inspirant, s’ajoute aux plans pluriels que Dupuis a en tête pour meubler les prochains mois. Jamais en panne d’inspiration, le photographe a encore mille idées à mettre en images.
« J’ai toujours l’oeil en mode images parce que j’ai besoin d’en faire. C’est viscéral. Certains se défoulent dans le sport. Moi, c’est dans la photographie. »
« Je pense que c’est ce qui caractérise le plus mon travail : je cherche à imager des ambiances, peut-être parce que je suis très influencé par le cinéma. »
Dans sa plus récente exposition, Urbanité, se trouvent d’ailleurs quelques clichés qui sont des clins d’oeil aux classiques Metropolis et Blade Runner. « Plus jeune, j’aimais beaucoup la science-fiction, probablement parce que c’était un autre monde dans lequel plonger », explique celui qui a découvert la photographie au Cégep de Sherbrooke.
Il a eu la piqûre de l’image à un point tel qu’il est ensuite parti étudier la photographie à Matane.
« Avant de revenir vivre à Sherbrooke, j’ai habité Montréal pendant quelques années. J’y étais assistant de photographes. L’un d’eux travaillait pour L’Actualité. Il fallait trouver des idées rapidement pour réaliser le meilleur portrait possible. Avec lui, j’ai appris à m’adapter à tous les contextes. »
L’expérience sur le terrain a porté ses fruits. Aujourd’hui, Jean-François Dupuis n’essaie pas de créer un décor parfait. Il compose avec la scène qu’il a devant les yeux. Point.
« Je garde ça simple, finalement. Je regarde ce qui est là, je joue beaucoup avec la lumière naturelle et les lieux. Je saisis l’ambiance, encore une fois. »
Les trente-et-une photos qu’il expose au Centre d’art de Richmond ont été prises à New York autant qu’à Montréal, mais elles n’ont rien des clichés touristiques habituellement associés aux grandes villes.
« À New York, je voulais des scènes de pluie, mais il faisait vraiment beau. J’ai créé l’effet voulu en utilisant un plexiglas et de la glycérine. »
Quelques photos viennent aussi de séances faites à Sherbrooke, mais à première vue, ça ne saute pas aux yeux.
« Parce que ça reste des scènes urbaines assez anonymes. On devine parfois des silhouettes, mais on ne reconnaît personne. Pour moi, la ville, c’est un univers riche en ambiances, en couleurs, en odeurs. C’est ce que j’avais envie de faire ressortir », souligne celui qui se considère comme un touche-à-tout.
Différents médiums
De fait, il manie différents médiums. Photos argentiques, numériques et images saisies via iPhone se voisinent dans son expo. C’est sans compter la peinture et l’art fractal (des images informatiques réalisées à partir d’équations mathématiques) qu’il utilise pour donner du corps et de la personnalité à ses prises de vue.
« Jouer avec l’acrylique, ça m’apporte un peu le même plaisir que j’avais à développer en chambre noire. J’expérimente sans me poser de limites », indique Jean-François Dupuis, qui s’amuse aussi avec le pastel, l’encre, le fusain et la peinture industrielle.
Habile dans l’utilisation de diverses techniques, il est aussi polyvalent sur le terrain. En plus de donner des cours de photographie et de réaliser des commandes plus ciblées pour le compte d’organismes tels que Transports Canada, il crée des images pour le portail art.com. Ses photos colorées se retrouvent même dans l’imprimé de robes vendues sur le site européen http://www.artonfashion.com.
L’infatigable créateur, qui estime à 35 000 le nombre d’images qui portent sa signature, a aussi tiré le portrait de David Goudreault pour la pochette de son prochain album.
« Je suis très fier du résultat. On a fait une séance au studio à Montréal et une autre au Granada de Sherbrooke. Il y a de la texture dans l’image, c’est très créatif. »
Retour au Polaroid
Jamais en panne d’idées, l’artiste sherbrookois cherche quand même à explorer de neufs sentiers. Récemment, il s’est remis au Polaroid. Pour le plaisir de jouer avec l’image.
« La magie de l’instantané m’attirait. Tu ne sais jamais comment la photo va sortir. Il existe des applications dans Photoshop pour créer un effet Polaroid, mais ça ne donne jamais la même texture qu’avec un appareil. »
Avec d’autres photographes, il travaille d’ailleurs sur l’exposition ExPolaroid, qui sera présentée au Centre Pierre-Gobeil de Rock Forest ce printemps et qui regroupera des épreuves prises avec des appareils instantanés. Le projet, inspirant, s’ajoute aux plans pluriels que Dupuis a en tête pour meubler les prochains mois. Jamais en panne d’inspiration, le photographe a encore mille idées à mettre en images.
« J’ai toujours l’oeil en mode images parce que j’ai besoin d’en faire. C’est viscéral. Certains se défoulent dans le sport. Moi, c’est dans la photographie. »
Le cimetière Emlwood par Jean-François Dupuis
Fin XIXe siècle, la présence au coeur de la ville de Sherbrooke du
l’Union Cemetery situé à l’angle de l’actuelle intersection des rues
Galt Ouest et Belvédère Sud commence à inquiéter la population et les
autorités. Le mouvement hygiéniste trace un lien entre la proximité des
cimetières et les maladies infectieuses, ce qui provoque le déménagement
des sépultures vers d’autres sites aux limites de la ville.
Ainsi est érigé sur la rue Hyatt en 1890 le cimetière Elmwood qui accueille d’abord les corps et pierres tombales de l’Union Cemetery et les protestants de diverses confessions. Malgré l’étalement urbain qui sévit depuis, Elmwood donne encore l’impression aujourd’hui d’être planté en pleine forêt, au coeur de la ville, et de se fondre dans le décor.
«Il y a moins de symboles religieux chez les protestants sur leurs pierres tombales. Il n’est toutefois pas rare de voir l’emblème des francs-maçons ou des versets de la bible inscrits sur une pierre. Il y a aussi des couronnes de lauriers sur les stèles ou des lierres terrestres pour montrer qu’une famille est unie», explique l’historien André Tessier.
Un secteur du cimetière est réservé entièrement à la grande bourgeoisie Sherbrookoise, entre autres avec les familles Mitchell et Howard.
Ainsi est érigé sur la rue Hyatt en 1890 le cimetière Elmwood qui accueille d’abord les corps et pierres tombales de l’Union Cemetery et les protestants de diverses confessions. Malgré l’étalement urbain qui sévit depuis, Elmwood donne encore l’impression aujourd’hui d’être planté en pleine forêt, au coeur de la ville, et de se fondre dans le décor.
«Il y a moins de symboles religieux chez les protestants sur leurs pierres tombales. Il n’est toutefois pas rare de voir l’emblème des francs-maçons ou des versets de la bible inscrits sur une pierre. Il y a aussi des couronnes de lauriers sur les stèles ou des lierres terrestres pour montrer qu’une famille est unie», explique l’historien André Tessier.
Un secteur du cimetière est réservé entièrement à la grande bourgeoisie Sherbrookoise, entre autres avec les familles Mitchell et Howard.
De vie et de bitume exposition de photographie
De vie et de bitume nous présente le portrait hors piste d’une poignée de skaters sherbrookois. Raconté à la façon de Richard Avedon, le photographe Jean-François Dupuis, aguerris à la photo de rue, nous présente ces jeunes d’une façon intimiste. Exit les classiques photos de skateboard, ici c’est un face à face entre le planchiste et le photographe.
Évidemment, l’exposition à pour but de souligner l’excellent travail de ce photographe d’exception, mais avec l’accord de ce dernier, l’événement se rallie aussi à une cause, celle du programme skate/étude de l’école secondaire du Triolet. C’est par le biais des ventes de photographies que 30% ira au profit du programme. Pour le souligner, ce projeta été mis sur pied afin d’aider certains élèves à se raccrocher à l’école.
C’est en regroupant sa bande de riders, comme il les appellent,que le parrain du skate et enseignant M. Clôde Beaupré, a réussi à rendre ce projet d’exposition réalisable.
« Je suis très heureux que le Comité Arts et Culture Jacques-Cartier à décider d’emboiter le pas pour cette deuxième levée fond »,préciseM. Beaupré qui a pris le rôle de catalyseur pour l’évènement. « Il est important de souligner que ce type d’implication de la part du Comité facilite beaucoup la mobilisation des différents acteurs dans le soutient de ce genre de projet rassembleur» ajoute M. Beaupré.
C’est donc avec fierté que le Comité Arts et Culture Jacques-Cartier vous invite au vernissage de l’exposition De vie et de bitume.Un 5 à 7 aura lieu le jeudi 17 septembre prochain afin de souligner le début de cette nouvelle exposition.N’oubliez pas d’apportez vos chèquiez, car généralement les photographies de Jean-François Dupuis se vendent rapidement et à prix d’or.
Libellés :
De vie et de bitume photographie
Pays/territoire :
Sherbrooke, QC, Canada
La nuit des sans-abris 2015 par Jean-François Dupuis
La Nuit des sans-abris est un mouvement de solidarité dans plus de 20 villes du Québec qui vise à sensibiliser la population à la réalité des personnes sans-abri. Chaque troisième vendredi d’octobre, la Nuit s’organise autour d’une vigile de solidarité nocturne et d’un brasero, bien évidemment ponctuée d’animations de toutes sortes (musique, poésie, repas, etc.). Dans quelques villes, elle se termine au petit matin par le «Déjeuner des braves».
La Nuit des sans-abri se déroule le 3e vendredi d’octobre à compter de 18 h dans plus de 30 villes au Québec
Libellés :
Nuit des sans-abris,
photographie,
reportage
Pays/territoire :
Sherbrooke, QC, Canada
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